Ils se sont fusillés de larmesEt baissé leurs fusilsChacun a reçu dans le cœurUne balle de l'autre campDans cette égalité du bilanUne mère a tout perdu
publié par saladin dans: saladin
AID MABROUK
ET HEUREUSE ANNEE 2007
A TOUS LES BLOGUEURS
DE DZBLOG
publié par saladin dans: saladin
Une fulgurance fend sa poitrineEst-ce une émotionIl refuse de raidir ses membresNe regarde pas derrière luiScrute le silence etLégerContinue sa marchePar le trou béant dans sa poitrineIl irradie d'une très belle lumièreComme si son enfantUne nouvelle fois venait de le traverserIl ne sent plus ses organesSon cœur palpiteEn de multiples fragments
publié par saladin dans: saladin
Toi, toi
Douce amante, très belle amante
Est-ce que tu traverse mes rêves
Parce qu'ils te ressemblent
Ou est-ce que c'est toi qui les façonnes
Et leur affectes
Mesure d'altitude
Et poids de merveilleux
Douce amante, secrète amante!
Insondables réticences
Par conjuration de regard et de silence
Et de gestes statufiés
Sous ta modération que caches-tu?
Douleur profonde ou subtile gaieté
Ou construis-tu ta propre résistance?
Secrète amante, folle amante
Dis moi sur quel pied marcher
Sur quel pied danser
Ou si je dois déployer des ailes
Ou est-ce que c'est toi seule
Qui marches et voles et veilles
Noctambule
Sur le dessin effiloché de mon chemin
Ayant déjà semé l'amour, sèmes encore le doute
Puis prenant par la main ma déroute
Prenant ma poésie à témoin
Te désignes légataire unique de ma folie
Folle amante, inaccessible amante !
De toi je ne veux rien partager,
Ni ton sein, ni ta morsure
Ni ton absence,
Ni le mouvement furtif de ton ombre
Ni même l'air que tu déplaces en marchant
Sombre amante!
Si je te voulais amie, compagne et sœur
En toi je voulais aussi une mère
Mais si le paradis est sous tes pas
Il peut y avoir encore le vide ............
Il parait qu'il y a un autre vide après le vide
publié par saladin dans: saladin
Comme Aladin j’ai traversé mers et montagnes
Enjambé arrondissements et quartiers
J'ai scruté tout visage de femme
Et suivi des silhouettes à port altier
J’ai scruté aussi le fond de la Seine
Au cas où elle vivrait sirène dans l'eau
Plus tard je l'ai trouvée prêtresse
Une foule d'hommes agenouillés à ses pieds
Interrompant la messe
J'ai dit ma reine
Je suis sans nouvelles
Il y a longtemps que tu es partie
En ces contrées lointaines
Dans l'air et sous l'eau partout je t'ai cherchée
Elle ne m'a reconnu
Et j'ai du raconter ma peine
Dans le blanc visage un sourire
Dans les yeux noirs un orage
Sa joue sur ma joue
Son parfum dans mon visage
J'ai humé ses cheveux
Se sentant pour une fois dupé
L'assistance comme un public applaudit
J'eus très froid au réveil
Son foulard nouait mes deux poignets
publié par saladin dans: saladin