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saladin

Pseudo: saladinCatégorie: Tout et rienDescription:
J'écris d'habitude pour moi. Tant mieux si ça se partage. Mes poles d'interet? tout et rien, la vie tout court, la vie difficile et laborieuse que la poésie atténue. La vie? et son contraire que je vie tous les jours par mon métier.
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Lundi 04 Décembre 2006

Marche le dauphin sur la terre

Je le suivrai

Je serai ses quatres états

Et ce qu'il voudra

Fluidité parfum roc et infini

Je serai lézardes gelées du coeur

Profondes

Mains de feu et doigts de chat

Je serai oeil fixe à force de scrutation

Regard voilé explosant des poitrines

Je serai sacrifice du jeu du corps

Comme une offrande

Et sein du nauffragé des supplices et des illusions

Je ne serai pas seulement rose

Par dessus mon épaule, ma blessure

Comme sur un drap de soie

Je marcherai sur les clous de sa terre

Je marcherai sur mes brisures

 

 

publié par saladin dans: saladin
Jeudi 30 Novembre 2006

Je viens de lire les adieux du VAGABONDUMONDE.. Je dois dire que ça m'a fait une grande tristesse. J'ai appris à le lire systématiquement, avec quelques autres. J'ai appris à apprécier de la légereté dans ses écrits, au sens agréable du terme (le contraire de lourd), mais aussi de la tristesse sur les aléas de la vie qui touchent les etres, aussi familialement éloignés soient-ils.  J'ai eu un jour des mots avec lui, on s'est offert un café, et on a fait la paix, mais j'ai gardé de cela le sentiment lourd d'avoir commis une faute, d'avoir blessé son amour propre et sa sincerité. Qui a dit que être paternel, quand on voit la confiance que lui vouent les jeunes du blog, est une attitude péjorative.

Hier et avant-hier, dans mon article précédent, ayant remarqué son absence (ayant moi même été absent du blog pendant 10 jours) j'ai émis une sorte d'avis de recherche. Sabri en a fait de même.

Je n'aime pas sa réponse, trop triste, à mon avis, contrairement à sa gaité habituelle, habitué que les vagabonds sont plus heureux dans les départs, les adieux et l'errance. Moi, étant casanier, sensible à l'habitude, et l'amour des êtres, je n'aime ni les départs, ni les adieux, ni l'errance.

En souhaitant que les choses ne sont pas dues à une mauvaise santé.

publié par saladin dans: saladin
Mercredi 29 Novembre 2006

Comme s’il n’y en avait aucune 

Il s’inventa une porte pour la rage de la claquer

Désaliénation de la pauvreté et de la trahison

Des faux remèdes et du slogan.

Raccommodant ses rêves, il déchira sa superstition

Puis quitta son espace pour celui des autres.

Pour l’exil puis la conquête

Il paya encore artères et veines

Feu prodige, eau précieuse et oxygène

Et la substance de tout élément.

Les vertus restent vertus, le juste plus juste

Mais tant et tant de sel pour si peu de saveur !

Et tant de Science pour n’éviter l’amer !

Il résista tant qu’il put pour ne pas se retourner

Mais ce ne sont pas les yeux, fussent-ils ouverts

Qui regardent

Alors il  regarda son père acariâtre

Ne vous fiez pas au regard du vieux

S’il est parfois absent c’est qu’il traverse d’autres portes

S’il paraît ombilical c’est qu’il est comme le cordon

A transmettre au fils la rage et la juste révolte

Il regarda sa mère glaner points et pieds de lettres

Il regarda ses nouures, son auguste front

Et déclara en criant :

« Je suis la revanche et le fils de ma mère »

Il regarda ses frères et s’assigna d’être père sur le champ

Si les amis le gardent encore un peu dans leur cœur

C’est qu’il ne sera jamais différent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

publié par saladin dans: saladin
Mardi 28 Novembre 2006

Ces derniers jours dans la blogosphère, il y a un grand absent. Est-ce qu'il scrute et se prépare à autre chose, ou pense-t-il qu'il était devenu trop casanier, et a pris alors sa canne et son baluchon, pour vagabonder sous d'autres cieux.


 

 

publié par saladin dans: saladin
Lundi 06 Novembre 2006

Je me sens demain

A tous hostile et violent

J'aurai le coeur exsangue

Le mot de souffre brûlant

Et les yeux arides

Derrière mes pas le gouffre

Devant moi des horizons qui ne sont pas

Alors je reviens à autrefois

Je reviens rencontrer mon père

A la fois heureux timide et fier

Maître des collines et des vents

Les orteils d'épines sanglants.

Je reviens rencontrer mon père

Mes petits camarades paysans

Exiger la terre entière

Si je veux

Posant mes conditions

 

Je reviens à autrefois

Au rêve

A la consolation

Au sel qui a le gout du sel

Aux matins de rosée

Qui reviennent chaque fois

 

 

 

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