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saladin

Pseudo: saladinCatégorie: Tout et rienDescription:
J'écris d'habitude pour moi. Tant mieux si ça se partage. Mes poles d'interet? tout et rien, la vie tout court, la vie difficile et laborieuse que la poésie atténue. La vie? et son contraire que je vie tous les jours par mon métier.
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Samedi 17 Juin 2006
Encore un e fois l'insomsie me tient compagnie. Ah qu'ils sot lourds les vendredi. Rien a faire de toute la journée, A part quelques petites commissions. Le gros c'est ma femme qui les faits. Elle part seule le mercredi apres midi et je la récupère à 17h apres le boulot. Le vendredi disais-je, quand je ne vais pas au bled, me ressourcer et humer un peu d'ogygene, le vrai pas celui des bouteilles, eh bien je ne peux échapper à une douce sieste; Mais voila si je fais une sieste de 15 minutes, adieu la nuit. Si vous vous rappelez, je vous ai dit que j'étais tres sensible à l'insomnie, j'avais oublié de vous parler du rôle de la sieste;
Revenons au vendredi: c'est le calme plat, et ça ne me va pas; je me refugie dans le travail, parce que je n'ai pas de fréquentation à part familiales, ou du moins je me refugie dans mon lieu de travail, comme une seconde maison. Parcqu'en effet je m'ennuie, fort, chaque fois que je dois rester à la maison. Eh oui je ne suis pas tres imaginatif pour occuper le temps. N'étaient les obligations familiales qui m'obligent à faire un tours avec ma femme et les enfants, je ne ferais rien, je ne sortirais pas
Mais aujourd'hui je ne suis pas allé au bled et donc j'ai fait une sieste, et me voila à 2 heure du matin entrain des dire des bêtise. Ah j'oubliai, pas de somnifère naturel cette nuit. Tant pis demain reveil à 7 h et boulot à 8.
Et bonne nuit pour ceux qui dormrnt les poings fermés
publié par saladin dans: saladin
Vendredi 16 Juin 2006

La folie m'a érigé
Une pyramide de vents contraires
De sel transparent et de lumière

 Avec deux mains invisibles
Elle a posé avec moi un astre
Aux points cardinaux confondus

 

 

 L'astre était si dense
Qu'un seul grain
Contenait tout l'humus de la terre
Une larme l'océan;
Une parole le bruit du volcan;
Le silence, une prophétie.
Un seul pas, le voyage
Et un souffle, une autre vie
C'est la vue qui crée l'image
Et l'idée, déjà l'Absolu.

 

 

Comme j'étais choyé
J'eus peur de devenir divin
Dans une douleur d'enfantement
Je ne pus qu'extraire mon corps
Abandonnant le reste
Au sillage de l'astre
Au mouvement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





publié par saladin dans: saladin
Lundi 12 Juin 2006

 

 

 

 Quand j'étais petit
Je m'amusais à regarder le monde
La tête à l'envers 

L'azur du ciel devenait
Un vide sombre et sans couleur
Dans lequel je m'imaginais tomber
Je voyais les maisons, avec fracas, se détacher
Je voyais les arbres se déraciner
Et les objets autour de moi
Virevolter vers le bas au ralenti
Echappant à la pesanteur de la terre

Puis avec les yeux perpendiculaires
Les arbres naissaient comme d'un mur
Sans assises et sans hauteur.
Cela m'amusait,
Comme des fourmis,
Les hommes marchaient sur le mur,
Et le remontaient sans effort.

Je m'amusais à regarder derrière les miroirs
Les espaces à l'envers que mes yeux créaient
Puis les assemblais l'un à côté de l'autre
Je les fusionnais
Et Je disais : ces espaces sont à moi
J'avais appris à les regarder
De biais, d'en bas et de derrière,
J'avais maîtrisé la perspective avec le temps 
 

Depuis, je n'ai plus dormi,
Car comme dans les miroirs
Mon espace grandissait à chaque regard 
 

Alors dans ces espaces j'ai mis
Ma terreur  des incendies de nuit*
Consumant la récolte des paysans
Les maisons et les tapis
Les jeunes filles et les hommes
Se sont cachés dans les figuiers
Seules les mères comme avec des armes
Les prières au bout des mains
Protégeaient les enfants. 
  

A elle seule la voix de ma mère
Occuperait cet espace en entier
Et je dois le dilater encore
Si je veux y mettre aussi
Sa silhouette illuminée et rougeoyante
Son ombre immense sur la falaise 
  

J'y mets aussi avec moi mon frère
Comme des jumeaux
Et le froid tenace de l'aube
Pénétrant malgré les flemmes
Sous, à même la peau,
Une tunique à la hâte cousue
Dans un morceau de grosse laine
Reste, à la grenade, d'un autre incendie.
Quant à mes soeurs
Cette nuit là, je les ai perdues.
Brûlées vives ou sauvées par une tante ? 
 

J'y mets encore
La file hagarde de ma famille
En balluchons sur les sentiers
Hommes, femmes et enfants,
En errance,
En exil vers les douars voisins.
Et de retour du proche exil
Ma chute de dos de mulet
Ma blessure et la vue de mon sang
M'ont mûri de vingt ans
Consolant ma soeur à peine nubile
Sanglotant de m'avoir laissé tomber  
 

J'ai enregistré toutes ces perspectives
Mêmes furtives avec les flemmes
Et depuis, je n'ai plus dormi,
Car comme dans les miroirs
L'espace de ma mémoire
Avec chaque regard s'est agrandi 

Comme adulte à quatre ans
J'ai mis quarante à redevenir enfant.

 

 

 

 

 

publié par saladin dans: saladin
Mercredi 07 Juin 2006
Eh bien je n'ai pas sommeil, l'isomnie est d'une certaine façon une vieille compagne. Rien n'y fait quand elle arrive. Vous avez beau vous vous immobiliser dans le lit, compter les moutons et n'ecouter que votre respiration, le sommeil s'éloigne. Alors si vous vous mettez à chercher une position idéale, vous retourner, c'est pire, parce que vous n'allez pas vous arrêter de vous retourner. Adios
Evidemment il y a les somniferes. Mais accoutumence attention!!
Il y a aussi Le somnifère naturel, relaxation et sommeil garanti. Mais bon......;
Savez-vous que pour les gents qui travaillent la nuit, les medecins par exemple, qui font la garde , le sommeil est completement perturbé et ça reste des année apres qu'on ait arretée le travail de nuit. Il arrive qu'apres une nuit de garde, on ne dort pas, eh oui, c'est vrai. On est totalement ereinté, epuisé, on a tellemnt fumé, tellement pris de café, qu'il est impossible de dormir.
Mais dans l'insomnie il y a du bon. Vous ne me croyez pas ? Eh bien si! on perd la vigilance, le reflexe, pour conduire par exemple, c'est évident. mais en terme de reflexion et de cogitation, l'insomnie permet d'y aller fort. De la simple élucubration comme je le fait maintenant au v'éritable délire. Il en sort souvent de belles choses.
Attention cependant à ne pas dépasser la dose, on en meurt. Il parait qu'une expérience sur les chats l'a démontré. un chat est mis sur un flotteur avec impossiblité d'etre sur la terre ferme. Comme les chats ont herreur de l'eau, ils restent éveillée, si bien qu'au bout d'un certain temps de résistance, ils tombent raide morts.
J'aimerais vous dire deux mots sur moi et l'insomnie. Le café bien sur est mon ennemi, je suis d'un sensibilité extreme. Si je prends un café à 13 heures, adieu ma nuit. Je vais même répondre à tout ce qui ressemble au café: thé, bien sur, mais aussi, tenez-vous bien le coca, eh oui le coca.
Il y aussi le travail de nuit, des gardes selon la périodes de l'année de 5à 6 par mois, de 24heures d'affilée et le plus souvent sans récupération.
Mais surtout, pour moi,  la troisième cause et une peur que j'ai trainée de l'enfance : la peur de dormir avant les autres. Je ne dors que quand je suis rassuré par le sommeil des autres. Si les gents dorment c'est qu'il ne va rien se passer. Maintenet encore je ne dors que quand tout le monde a dormi, ma femme mes enfants par exemple. Ce n'est pas ce qu'on appelle un phobie, mais une peur que des évenements dans l'enfance, les dernieres années de la révolution, expliquent;
Un de ces jours je racontrai ces évenements que j'ai résumés dans un poeme.
publié par saladin dans: saladin
Mercredi 07 Juin 2006

                          

Son toit ce sont les étoiles et le soleil
Sur sa jambe de bois
Il n'a pas la terre pour lit

Il surveille et s'obstine
De l'aube jusqu'à l'aube
Compte et recompte ses fruits
Et le lendemain recommence

Du paysan il a les lambeaux des guenilles
Et du labeur la constance
Mais pas l'échine et le dos courbés
Crucifié sur sa béquille
Il surveille comme lui et s'obstine
Et le lendemain recommence. 


Tournoyé par le vent
Il scrute ses terres à perte de vue
Ses jardins de melons et sa mer de blés
Les oiseaux se moquent de lui
Et font leur nid dans son chapeau de paille
Le chacal fait semblant d'avoir peur
Et ne vient que la nuit 

Il surveille et s'obstine
De l'aube jusqu'à l'aube
Compte et recompte ses fruits
Et le lendemain recommence

Il a passé l'été sous les étoiles et le soleil
Et connaît tous les garnements
Leur distribue comme des reliques
Ses bâtons et ses chiffons*
Puis s'envole dans le soleil et les étoiles
Emportant son regret unique
Sur sa terre il n'a jamais dormi.

Tendre épouvantail de mon enfance
Il mérite les cieux


 

publié par saladin dans: saladin
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