Ma tête est pleine de tes fables
Dans ma poitrine circule une absence
Au goût de lait entre les dents
Je sens encore le foulard qui ceint mes tempes
Et ta caresse auguste sur mon front
Après cela
J'ai oublié de jouer, ou je n'ai pas eu le temps
J’ai oublié de rire ou je ne savais pas
Je n'aimais ni la violence, ni l’injure
Ni les hautes voix
Alors j'ai fermé les yeux et j’ai marché
J’ai marché sans entrave, sans but, sans lien
J'ai marché si loin
Que j'ai dormi en marchant
Le réveil a été hargneux et violent
L'oubli de la douleur de mon front
A brisé les mailles du lait et du sang
Bien plus tard
De tous les sevrages sorti vainqueur
J'ai mesuré la solitude des perdants
J'ai longtemps cherché un sein, un foulard
Commentaire n° 1 posté par: Ness(site web) le 06/11/2006 - 10:52:53
un doux , un douleureux poème qui a coulé de toi et qui a connu le chemin de nos coeurs. c'est si fort...Merci!
Commentaire n° 2 posté par: bachir(site web) le 10/01/2007 - 20:04:19
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Une belle prose ponctuée d'un doux sentiment de tendresse, empreinte ,hélas ,de douleur de regrets il me semble.
Les mots me manquent..