A Fatima, une femme que j'ai aimée
Si j'étais prophète
Je te volerais
La vertu des âmes torturées
La simplicité des pensées folles
Puis je t'élirais
Par le Dieu de l'Espace
Et par celui du Temps
Si j'étais poète
Je t'offrirais ce que j'ai
Un murmure de pluie fine
Dans la poitrine
Ou le tumulte du torrent
La fragrance humide de la terre
Celle que seule toi tu sais
Mais je ne suis qu'un homme
Peut-être ne suis-je sur terre
que le plus faible des hommes
Mais j'errerai
Entre vents et déserts
Te rapporter
La rose des nomades
Le plus haut palmier
publié par saladin dans: saladin