A Fatima dont c'est l'anniversaire
Septembre distribue ses jours Du premier jour, tout le paradis s'est souvenu
Et traîne ses paradoxaux démons
D'indifférence, d'oubli et de silence.
Il a fait la fête en roses, flots de miel et flots de lait.
Ai-je droit au deuxième ?
Mais la mémoire est devenue soudain aride
Ou peut-être que les fleurs du désert
Se cachent-elles dans le cœur de ses pierres
Et n'attendent qu'une larme de rosée.
Souviens-toi, souviens toi toujours
Que des fous hasards, naissent mes poèmes
Ainsi, les purs* ont choisi un autre jour
L'un pour naître, l'autre pour mourir, un jour
Malgré toi, malgré moi, toujours le même,
Et si celui avant le dernier t'appartient
Tu ne peux m'empêcher de le partager
Car je suis né des jours innombrables
Au gré des scintillement des étoiles parfumées
Et du bris des brindilles qui blessent
Je suis né fidèle tel une ombre inlassable
Défiant de sa faiblesse la lumière et le temps
Pourtant, pourtant
Je crains toujours les cycles de Septembre
Ils amènent avec eux nos démons
En toi, leur tumulte ajoute au tumulte
Leurs orages, en moi, ajoutent à l'orage
* Tahar