La folie m'a érigé
Une pyramide de vents contraires
De sel transparent et de lumière
Avec deux mains invisibles
Elle a posé avec moi un astre
Aux points cardinaux confondus
L'astre était si dense
Qu'un seul grain
Contenait tout l'humus de la terre
Une larme l'océan;
Une parole le bruit du volcan;
Le silence, une prophétie.
Un seul pas, le voyage
Et un souffle, une autre vie
C'est la vue qui crée l'image
Et l'idée, déjà l'Absolu.
Comme j'étais choyé
J'eus peur de devenir divin
Dans une douleur d'enfantement
Je ne pus qu'extraire mon corps
Abandonnant le reste
Au sillage de l'astre
Au mouvement.
publié par saladin dans: saladin